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Quand un homme, depuis l’étranger, se permet de secouer le pays et de semer la confusion, c’est grave. Et quand ceux qui dirigent laissent faire, cela devient inacceptable.
Je crois à la puissance de l’État, à sa force légitime, et à son devoir d’équilibre.
Mais je m’interroge sur la manière dont cette puissance s’exerce, sur la sérénité de ceux qui la détiennent, et sur leur connaissance réelle du peuple sénégalais.
Ont-ils conscience que l’image du Sénégal, écornée en 2021 mais redressée par l’alternance de 2024, est de nouveau en train de sombrer ?
Il faut que nos dirigeants se réveillent et écoutent ceux qui ne défendent aucun camp, sinon l’intérêt général.
Le chemin emprunté est sans issue.
Les pressions venues des réseaux sociaux ne représentent qu’une minorité.
Pendant ce temps, le peuple vit :
sous les eaux,
face à une épidémie animale,
à la frontière d’un Mali étouffé par les djihadistes,
dans la souffrance des ménages et l’agonie des entreprises.
Et voilà qu’on s’en prend maintenant à la presse, ce maillon essentiel du service public.
Une agression inouïe, inqualifiable, que nul patriote ni républicain ne devrait admettre.
Se taire aujourd’hui, c’est trahir demain.
Comment accepter qu’un simple citoyen convoqué par la justice pollue, depuis Paris, l’image du Sénégal à travers la presse nationale ?
Les investisseurs n’iront jamais là où l’État muselle et la presse tremble.
Attention : à force d’agresser et de bâillonner, vous créez les conditions objectives d’une révolte populaire.
Le Sénégal n’appartient à aucun groupe d’opinion, il appartient au peuple.
Hier, certains défendaient Wal Fadjri au nom de la liberté. Aujourd’hui, les mêmes justifient les baïonnettes dans les rédactions. Où est la cohérence ? Où est la République ?
Comme le disait Me Abdoulaye Wade :
“Je respecte davantage l’adversaire intelligent que le militant dépourvu d’intelligence.”
Stop.
Ne franchissez pas toutes les lignes rouges.
Notre pays a besoin de démocratie, de débat d’idées et de solutions concrètes aux défis qui l’assaillent.
Je réclame la libération immédiate des journalistes arrêtés, et j’appelle à ce que le message du 8 novembre soit celui de la fortification de nos institutions, de la paix, et de la réconciliation nationale, dans le respect de notre devise :
Un Peuple – Un But – Une Foi
Ministre Thierno lo
Un Republicain
