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L’économiste sénégalais Madana Kane tire la sonnette d’alarme : le mutisme des autorités, emmenées par Ousmane Sonko, sur les tensions au détroit d’Ormuz expose le Sénégal à une crise énergétique majeure. Ce point névralgique du commerce pétrolier mondial, théâtre de crispations croissantes, menace les chaînes d’approvisionnement en carburants et engrais. Pour un pays importateur comme le nôtre, les conséquences pourraient être dévastatrices : flambée des prix et tensions sociales.
Des questions cruciales sans réponse
Madana Kane s’étonne du manque de transparence du gouvernement. Malgré la gravité de la situation, aucune communication officielle n’éclaire l’opinion publique. Parmi les points brûlants restés en suspens :
• Les stocks actuels de carburants et d’engrais au Sénégal.
• Les mesures de prévention, comme une rationalisation de la consommation.
• Un plan de continuité en cas de perturbation majeure.
• La stratégie globale pour gérer une crise énergétique.
• Les prévisions d’inflation sur les produits de première nécessité.
“ Gouverner, c’est prévoir. Et prévoir, c’est informer “, martèle l’analyste financier, rappelant les leçons des crises passées.
Une promesse en suspens du gouvernement
Le Premier ministre avait promis une prise de parole imminente du ministre de l’Énergie. Mais alors que les marchés mondiaux s’agitent et que les incertitudes s’accumulent, rien n’y fait. Cette attente nourrit l’angoisse et amplifie les risques pour notre économie, déjà dépendante des importations pétrolières.
Pour Madana Kane, l’heure est grave : il faut révéler les stocks stratégiques, dévoiler un plan de crise crédible et rassurer les Sénégalais. Sans cela, le Sénégal court vers l’instabilité.
