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Depuis plusieurs années, nous cherchons des solutions au chômage des jeunes, à l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché, ainsi qu’au défi de la transformation numérique. Pourtant, une partie de la solution est peut-être déjà sous nos yeux.
Les grands partis politiques disposent de patrimoines fonciers et immobiliers importants. Pourquoi ne pas leur donner une nouvelle vocation en les transformant en centres de formation grandeur nature aux nouvelles technologies, à l’intelligence artificielle, au numérique, à la cybersécurité, à la robotique et aux métiers de demain ?
Je lance cette proposition à l’ensemble de la classe politique.
Au lieu de laisser ces bâtiments vieillir faute d’entretien ou servir principalement à des réunions statutaires, des conférences de presse ou des activités politiques ponctuelles, faisons-en des lieux de savoir, d’innovation et de préparation de notre jeunesse.
Ces projets pourraient être réalisés grâce à des partenariats avec de grands groupes internationaux, des universités, des fondations ou des pays disposant d’une expertise reconnue. L’État aurait toute sa place pour accompagner une telle initiative, car investir dans la formation des jeunes, c’est investir dans l’avenir du Sénégal.
Chaque grand parti possède les ressources humaines et les réseaux nécessaires.
Le PDS pourrait s’appuyer sur l’expérience internationale de Karim Wade, capable de mobiliser des partenaires et de mettre en place les montages financiers adaptés.
Au Parti socialiste, Madame Aminata Mbengue Ndiaye pourrait poursuivre le travail de stabilisation et d’apaisement du parti avant de confier le pilotage financier du projet à Alioune Ndoye, dont je connais personnellement les qualités professionnelles. Nous avons travaillé ensemble lorsqu’il était responsable financier à CSE et que j’étais Directeur des Services Techniques de Dametal. C’est feu M. Sow qui m’avait accordé sa confiance, encouragé dans ce métier et retenu mon entreprise comme sous-traitante pour l’exécution des lots techniques de CSE. Serigne Mbaye Thiam, qui exerçait à l’époque des responsabilités financières au Port autonome de Dakar, pourrait également apporter son expertise.
Je rappelle ces parcours pour une raison simple : arrêtons de considérer certains de nos compatriotes uniquement comme des politiciens. Beaucoup sont d’abord des professionnels reconnus, des ingénieurs, des financiers, des gestionnaires ou des chefs d’entreprise qui ont construit leur réputation dans le secteur privé ou dans les grandes entreprises publiques avant de servir leur pays en politique.
Du côté de l’APR, le Président Macky Sall dispose d’un carnet d’adresses international qui lui permettrait de mobiliser des partenaires, des équipements et des financements.
Pour les enseignements, les compétences existent déjà dans toutes les formations politiques : professeurs d’université, chercheurs, ingénieurs, experts et praticiens. Les partenariats viendraient renforcer cette expertise.
Rentabilisez vos sièges par la formation.
Vous contribuerez à former des milliers de jeunes, à répondre aux besoins de notre économie, à réduire le chômage et à donner un contenu concret à votre mission de service public.
Je demande simplement à mes compatriotes de ne pas rejeter cette idée au premier regard en disant : « Ce n’est pas possible. » Étudiez-la, améliorez-la, enrichissez-la.
Et si vous pensez qu’il existe une meilleure solution, proposez-la. Le Sénégal a besoin d’idées ambitieuses, de solutions concrètes et d’unir toutes ses forces au service de la jeunesse.
Thierno Lo
Un Républicain Libre
