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Il est profondément regrettable, pour ne pas dire préoccupant, qu’un Directeur de Cabinet du Président de la République choisisse d’annoncer une plainte par voie de réseaux sociaux, avant même que la justice ne soit saisie dans la discrétion et la dignité qui s’imposent à sa fonction.

La République n’est pas un théâtre d’émotions numériques. Elle repose sur des principes, des institutions et des procédures. Lorsqu’on occupe un tel niveau de responsabilité, on incarne une exigence supérieure : celle de la retenue, du respect des formes et de la confiance dans l’appareil judiciaire. La judiciarisation d’un différend ne doit jamais être précédée ni accompagnée d’une mise en scène médiatique, encore moins d’un appel implicite à un tribunal de l’opinion.

Si le souci réel est de rétablir la vérité, alors la seule voie crédible est celle de la justice, dans le silence des prétoires et l’autorité des décisions rendues. Tout le reste affaiblit l’institution judiciaire et alimente une confusion dangereuse entre communication et droit.

Je tiens à rappeler que mes propos n’ont jamais relevé de l’accusation infamante ou de la mise en cause personnelle gratuite. Ils s’inscrivaient dans une lecture républicaine d’une posture, d’un comportement que j’ai estimé, à tort ou à raison, devoir être apprécié au regard des valeurs que nous avons longtemps partagées et défendues ensemble. Il ne s’agissait ni d’atteinte à l’honneur, ni de procès d’intention, mais d’un débat sur l’exigence républicaine.

Dès lors, je m’étonne de cette précipitation à saisir l’espace public numérique avant même d’engager sereinement la voie judiciaire. Les réseaux sociaux ne jugent pas, ils amplifient, déforment et polluent le débat. Y recourir dans un tel contexte est en contradiction avec la responsabilité d’État.

Pour ma part, je reste pleinement disponible, en citoyen respectueux des institutions, à répondre devant la justice si elle est saisie. C’est là, et uniquement là, que la vérité doit être établie.

La République mérite mieux que des réactions impulsives. Elle exige de ses serviteurs hauteur, rigueur et exemplarité.

Thierno Lo
Républicain, soutien à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies

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